Histoire du château des Onglées

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​Hervé de Coniac est à l'origine du domaine des Onglées. Originaire de Quintin, il est nommé Conseiller au Parlement de Bretagne en 1613. Il acquiert les terres des Onglées le 6 décembre 1632. Il décide de construire une résidence à la campagne comme plusieurs parlementaires de cette époque. Il commence alors la construction du château des Onglées.

                                                       

 

 

 

 

                                                                                                                                      détail de la façade Sud

 

Son fils Jean de Coniac devient Conseiller au Parlement de Bretagne en 1650. Il continue cette construction. En 1668, il passe un marché pour la construction d'un jet d'eau dans le milieu de son jardin au midi et pour l'édification d'un bassin pour le recevoir. En 1669, il fait creuser une douve et un plus tard, il fait construire la métairie et  la chapelle.

En 1773, son arrière petit-fils,  Pélage de Coniac construit un hôtel particulier rue des Dames à Rennes.


Délaissés en 1781 au profit du château de la Robinais à Bain de Bretagne, les Onglées passent l’époque de la révolution sans heurt. Des messes y ont été célébrées par un prêtre réfractaire, particulièrement la messe de la nuit de Noël 1793.


Noemi de Coniac épouse Alain Léon de Tréverret. Le 22 décembre 1818, elle hérite des terres des Onglées. Au dire de ses frères : « Noémi eût le meilleur lot avec une petite terre à deux lieues de Rennes, sur la grand route de Paris. Malheureusement, cette terre n’a pas été habitée depuis plus de cinquante ans de sorte que les réparations à y faire pour la rendre habitable sont énormes !

Ce sera une ruine pour nous, dont nous nous ressentirons peut-être toute notre vie ! Cette campagne est dans une charmante situation sur une rivière avec des prairies superbes. Ce serait donc un meurtre de la laisser tomber en ruines ! » Elle entreprend des travaux de restauration du château et de la chapelle. Elle transforme le parc à la française en parc à l’anglaise. Lors de ces travaux, des poteries gallo-romaines ont été découvertes dans l’avenue. 

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armes d' Alain  Léon de Tréverret et de Noémi de Coniac

armes de Marie de Brilhac épouse de Jean de Coniac (1728)

armes de Julienne de la Pierre du Faouëdic épouse d'Yves de Coniac (1678)
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armes de Clotilde Le Saige de la Villebrune épouse  Louis Léon de Tréverret  (1849)

armes de Jean de Coniac et de Marie de Coëtquelven

armes de Monique de La Prévalaye épouse de Pélage de Coniac (1778)

En 1905, Alain de Tréverret surélève trois fenêtres à l'Ouest, à l'exemple des fenêtres du Sud.

détail de la façade Ouest

Des travaux intérieurs sont entrepris dont le changement de l’escalier principal. Il confie ces travaux à Monsieur Mellet, architecte bien connu alors dans le pays rennais.

Durant la deuxième guerre mondiale, les Onglées ont accueilli de nombreux cousins plus ou moins éloignés. Les allemands ont voulu s’y installer mais ma grand-mère a demandé à une domestique de jouer à la malade. De peur de la contagion, ils sont repartis non sans avoir gravé une croix gammée sur le tufeau entourant une fenêtre !

Descendante des Coniac et des Tréverret, le château des Onglées m'est confié ainsi qu'à mon époux et à nos enfants, pour permettre aux générations à venir de maintenir ce patrimoine.

Mais comme l’ont dit les messieurs de Coniac au XIXe siècle : 

« Ce serait donc un meurtre de le laisser tomber en ruines ! »

Françoise Pean de Ponfilly